Chirurgie esthétique

Médecine esthétique

La médecine esthétique regroupe les techniques non chirurgicales visant à prévenir ou corriger les signes du vieillissement et à améliorer la qualité de la peau.

À la Clinique de l'Océan, ces actes sont pratiqués par des chirurgiens esthétiques qualifiés, après une évaluation individualisée et dans un objectif de résultat naturel.

Les injections d'acide hyaluronique, guidées par la méthode des MD Codes et l'approche du 7/9 point shape, restaurent les volumes du visage. Elles complètent un large éventail de techniques : botox, radiofréquence, photobiomodulation, HydraFacial, épilation laser, peelings, fils tenseurs, cryolipolyse et laser CO2 fractionné.

Les réalisations

Injections d'acide hyaluronique

  • Objectif

Avec le temps, la peau perd naturellement de sa structure : les volumes fondent et les premières ridules s'installent. La médecine esthétique permet de corriger ces signes du vieillissement de manière douce, rapide et sans chirurgie. À la Clinique de l'Océan à Quimper, les injections d’acide hyaluronique sont réalisées par nos chirurgiens esthétiques, dans le cadre d'un accompagnement personnalisé et de règles de sécurité strictes.

  • Principe

L'acide hyaluronique est une molécule naturellement présente dans la peau, où elle assure hydratation et maintien des tissus. Injecté sous forme de gel résorbable, il comble les zones creusées, redonne du galbe et soutient les tissus relâchés. Pour éviter tout effet de sur-correction et préserver le naturel de l'expression, les injections reposent sur une analyse précise du visage. Chaque zone et chaque volume injecté étant évalués individuellement afin d'obtenir un résultat harmonieux et adapté à l'anatomie du patient.

  • Indications

L'injection d'acide hyaluronique répond à de nombreuses indications :

  • la correction des rides et ridules (sillons nasogéniens, des ailes du nez aux coins des lèvres, et plis d'amertume),
  • la restauration des volumes (pommettes, tempes, ovale du visage, menton),
  • le traitement du regard et du sourire (correction du cerne creux, contour et galbe des lèvres).

Chaque visage étant unique, la pose de l'indication finale et le choix du produit se font systématiquement lors d'une consultation médicale préalable, qui recherche également les éventuelles contre-indications.

  • Résultats

Le résultat est immédiat : l'effet comblant est visible dès la fin de la séance et continue de s'affiner et de s'harmoniser au cours des jours suivants. L'acide hyaluronique étant entièrement biodégradable, l'effet est temporaire : selon la zone traitée et la densité du gel, les bénéfices d'une séance se maintiennent généralement de plusieurs mois à un peu plus d'un an. Des séances d'entretien permettent de prolonger le résultat dans le temps.

  • Suites

Le traitement est peu invasif et ne nécessite aucune éviction sociale : les activités quotidiennes peuvent être reprises immédiatement.

Dans les premières heures ou les premiers jours, de légers gonflements, des rougeurs, une sensibilité locale ou de petites ecchymoses peuvent apparaître aux points d'injection ; ces réactions sont transitoires et s'estompent spontanément en quelques jours.

Durant les vingt-quatre à quarante-huit heures suivant la séance, il est recommandé d'éviter les sources de chaleur intense (sauna, hammam, exposition prolongée au soleil), les efforts physiques importants et la consommation d'alcool, qui favorise les bleus. Il est également conseillé de ne pas masser ni comprimer les zones traitées, afin de ne pas déplacer le produit ; le maquillage peut généralement être repris dès le lendemain.

Enfin, bien que les complications graves soient très rares en milieu médical, l'apparition d'une douleur intense, d'un blanchiment localisé de la peau ou de troubles visuels après l'injection impose de contacter sans délai l'équipe médicale : ces signes, qui peuvent évoquer une occlusion vasculaire, nécessitent une prise en charge rapide.

Injections de toxine botulique (botox)

  • Objectifs

Les injections de toxine botulique (botox) visent à atténuer les rides d'expression du tiers supérieur du visage et à lisser le regard, tout en préservant le naturel de la mimique. Elles peuvent également être proposées à titre préventif, chez le patient plus jeune, pour ralentir l'installation de rides d’expression.

  • Principe

La toxine botulique de type A est une protéine purifiée qui, injectée à doses infimes dans un muscle ciblé, en réduit temporairement la contraction. En relâchant les muscles responsables des rides dynamiques, elle en atténue le plissement cutané. Elle agit sur le mouvement musculaire, et non sur le volume : elle ne comble pas une ride creusée, indication qui relève plutôt de l'acide hyaluronique. Le geste est réalisé au cabinet, sans anesthésie, en quelques minutes.

  • Indications

Les injections concernent principalement les rides du front, la ride du lion (rides inter-sourcilières) et les rides de la patte d'oie. L'indication est posée lors d'une consultation médicale avec l’un de nos chirurgiens esthétiques. Certaines situations contre-indiquent le geste, notamment la grossesse, l'allaitement, la myasthénie et d'autres maladies neuromusculaires ; elles sont systématiquement recherchées au préalable.

  • Résultats

L'effet s'installe progressivement, en général à partir du troisième jour, et devient complet en une à trois semaines. Il est temporaire et réversible : la durée d'action est de quatre à six mois en moyenne, la mobilité et les rides réapparaissant ensuite progressivement. Des séances d'entretien permettent de maintenir le résultat.

  • Suites

Les suites sont simples et n'imposent pas d'éviction sociale : la reprise des activités est immédiate. De petites rougeurs, un léger œdème ou de discrètes ecchymoses peuvent apparaître aux points d'injection et s'estompent en quelques jours. Durant les heures qui suivent la séance, il est recommandé de ne pas masser ni comprimer les zones traitées, de rester en position verticale, et d'éviter les efforts physiques intenses, la chaleur (sauna, hammam) ainsi que la consommation d'alcool.

La prise d'aspirine dans les jours précédant l'injection est par ailleurs déconseillée, car elle majore le risque d'hématome. Une asymétrie transitoire ou une légère pesanteur des paupières est possible et régresse spontanément.

Toute manifestation inhabituelle survenant après l'injection, en particulier une vision floue ou une faiblesse musculaire, doit conduire à contacter notre clinique.

Radiofréquence

  • Objectifs

La radiofréquence vise à raffermir la peau et à améliorer sa fermeté, sans chirurgie ni éviction sociale. Elle s'adresse aux relâchements cutanés débutants à modérés du visage et du corps, avec un effet de remodelage et de redensification progressif. Souvent présentée comme un « lifting sans chirurgie », elle ne remplace toutefois pas une intervention lorsque le relâchement est important.

  • Principe

La radiofréquence émet des ondes électromagnétiques à haute fréquence qui produisent une chaleur contrôlée dans les couches profondes de la peau, tout en préservant l'épiderme grâce à un refroidissement de surface. Cet échauffement entraîne une rétraction des fibres de collagène existantes et stimule les fibroblastes, qui produisent un nouveau collagène (néocollagénèse). Il en résulte un raffermissement et une amélioration de la qualité cutanée. Plusieurs technologies existent (monopolaire, bipolaire, multipolaire, ou avec micro-aiguilles), choisies selon la zone et l'objectif.

  • Résultats

Les résultats sont progressifs, la production de collagène s'étalant sur plusieurs semaines à plusieurs mois. Un protocole de plusieurs séances est généralement nécessaire, complété par un entretien régulier. L'efficacité dépend de la qualité de la peau et varie d'une personne à l'autre ; le tabac, le soleil et l'hygiène de vie influent sur la durabilité du résultat.

  • Suites

La radiofréquence est une technique non invasive : la reprise des activités est immédiate. Dans les heures suivant la séance, une rougeur et un léger gonflement peuvent apparaître et régressent le plus souvent en vingt-quatre à quarante-huit heures. Une sensation de chaleur transitoire est habituelle.

Les effets indésirables restent rares lorsque le geste est réalisé par un praticien formé, avec un appareil adapté et des paramètres maîtrisés. Il est généralement conseillé, dans les jours qui suivent, de bien hydrater la peau et de la protéger du soleil. Lorsqu'une pièce à main à micro-aiguilles est utilisée, de petites croûtes ou marques superficielles peuvent apparaître ; les consignes de soin spécifiques sont alors remises par l'équipe médicale.

Photobiomodulation (LED médicale)

  • Objectifs

La photobiomodulation par LED vise à stimuler les processus naturels de régénération de la peau, à améliorer sa qualité et à accélérer la cicatrisation. Technique douce, non invasive et indolore, elle est utilisée seule dans une démarche anti-âge ou en complément d'autres actes esthétiques, dont elle optimise les résultats et allège les suites.

  • Principe

La LED médicale (diode électroluminescente) émet une lumière froide, sans chaleur ni ultraviolets, qui agit directement sur les cellules cutanées. Absorbée notamment par les mitochondries, cette lumière stimule le métabolisme cellulaire, active les fibroblastes et favorise la régénération de la peau. L'action est photo-modulatrice et non photo-thermique. Chaque couleur correspond à une longueur d'onde, à une profondeur de pénétration et à des indications distinctes.

La lumière rouge (environ 630-660 nm), qui pénètre le plus profondément, exerce une action anti-âge par énergétisation mitochondriale : elle stimule la production de collagène et d'élastine, possède des propriétés anti-inflammatoires et améliore la circulation, favorisant fermeté, éclat et cicatrisation.

La lumière jaune/orange (environ 580-590 nm), plus superficielle, a une action drainante et détoxifiante : elle stimule la circulation lymphatique, aide à réduire les gonflements et les poches et à unifier le teint.

La lumière bleue (environ 415-470 nm), très superficielle, possède un effet antibactérien et séborégulateur ciblant la bactérie responsable de l'acné.

La lumière verte (environ 520-530 nm), de pénétration intermédiaire, agit sur les mélanocytes pour homogénéiser le teint, atténuer les taches pigmentaires et apaiser les rougeurs.

  • Indications

Les indications sont définies en consultation, la couleur étant choisie selon l'objectif recherché. La lumière rouge s'adresse à l'anti-âge global (rides et ridules, texture, luminosité), aux rougeurs persistantes et à l'aide à la cicatrisation. La lumière jaune/orange convient à la tonification du teint, à la réduction des poches et des cernes et au désengorgement des tissus. La lumière bleue est indiquée dans l'acné légère à modérée, la prévention des récidives et l'assainissement des peaux grasses. La lumière verte cible les taches brunes (lentigos solaires, mélasma), l'uniformité du teint et les rougeurs diffuses. La LED est par ailleurs fréquemment associée aux suites d'un peeling, d'un laser ou d'injections pour accélérer la récupération et optimiser le résultat.

  • Résultats

Les résultats sont progressifs et s'installent au fil des séances, la régénération cellulaire s'effectuant dans le temps. Une cure de plusieurs séances rapprochées est généralement recommandée, suivie d'un entretien. L'effet dépend de l'indication traitée, de la couleur utilisée et de la régularité du protocole.

  • Suites

La photobiomodulation ne présente aucune éviction sociale : la reprise des activités est immédiate. La séance est confortable et indolore, sans rougeur ni marque à l'issue du traitement. Une protection oculaire adaptée est mise en place pendant l'exposition à la lumière. La technique est réputée sûre et dénuée d'effets secondaires notables lorsqu'elle est réalisée dans un cadre médical ; par précaution, elle n'est pas indiquée en cas de photosensibilité connue ou de prise de médicaments photosensibilisants, ce qui est vérifié au préalable. Les séances peuvent être réalisées en toute saison et sur tous les phototypes.

HydraFacial

  • Objectifs

L'HydraFacial est un soin du visage médicalisé qui vise à nettoyer la peau en profondeur, à l'exfolier et à l'hydrater intensément en une seule séance, afin de redonner éclat, souplesse et netteté au teint. Non invasif et indolore, il s'adresse à tous les types de peau et ne nécessite aucune éviction sociale.

  • Principe

Le soin repose sur une technique brevetée d'hydradermabrasion, réalisée à l'aide d'une pièce à main utilisant la technologie dite Vortex-Fusion, qui exfolie, aspire les impuretés et infuse des sérums simultanément. Le protocole enchaîne plusieurs étapes complémentaires : un nettoyage associé à une exfoliation douce pour éliminer cellules mortes et excès de sébum ; un peeling léger à base d'acides exfoliants (acide glycolique et salicylique) qui décolle les impuretés incrustées ; une extraction des comédons par aspiration modulable, sans pression manuelle ; puis une hydratation intense par des sérums riches en actifs (antioxydants, acide hyaluronique). Une étape complémentaire par sérum « booster » peut être ajoutée selon les besoins de la peau.

  • Indications

L'HydraFacial convient aux peaux fatiguées, ternes ou déshydratées, ainsi qu'aux peaux grasses et sujettes aux imperfections. Il est indiqué en cas de teint terne, de pores dilatés, de points noirs, d'excès de sébum, de manque d'uniformité du teint ou de premières ridules. Réalisable sur le visage, le cou et le décolleté, il peut être proposé ponctuellement, avant un événement, ou en cure d'entretien régulière. Un bilan cutané préalable permet d'adapter le protocole et les sérums.

  • Résultats

Les résultats sont visibles dès la première séance : peau plus lisse, teint plus lumineux, grain de peau affiné et pores resserrés. L'effet éclat se maintient généralement plusieurs jours à quelques semaines. Des séances régulières permettent d'entretenir la qualité de la peau dans la durée

  • Suites

L'HydraFacial ne comporte aucune éviction sociale ni temps de récupération : la reprise des activités et du maquillage est immédiate. Le soin est confortable, sans douleur, sans aiguille ni desquamation, et n'entraîne pas les rougeurs durables d'un peeling classique. À la différence de certains peelings, il n'impose pas d'éviter l'exposition solaire après la séance ; l'application quotidienne d'une protection solaire reste néanmoins recommandée pour préserver le résultat et la santé de la peau.

Épilation laser

  • Objectifs

L'épilation laser vise à réduire durablement la pilosité en détruisant le follicule pileux, sur le visage comme sur le corps. Réalisée dans un cadre médical, elle apporte une solution durable aux poils indésirables, avec un gain de confort au quotidien et une diminution des irritations et poils incarnés liés aux méthodes d'épilation classiques.

  • Principe

Le laser repose sur le principe de la photothermolyse sélective : le faisceau lumineux est absorbé par la mélanine, le pigment foncé contenu dans le poil, puis transformé en chaleur qui détruit le bulbe et les cellules responsables de la repousse, sans léser la peau environnante. Le laser n'agit efficacement que sur les poils en phase de croissance (phase anagène), or seule une partie des poils s'y trouve à un instant donné : plusieurs séances sont donc nécessaires. Différentes longueurs d'onde sont utilisées selon le phototype et la couleur du poil, notamment le laser Alexandrite pour les peaux claires à poils foncés et le laser Nd:YAG pour les peaux mates ou foncées. Un système de refroidissement protège l'épiderme pendant le geste.

  • Indications

L'épilation laser s'adresse aux femmes comme aux hommes, sur la plupart des zones (visage, aisselles, maillot, jambes, dos, torse). Les meilleurs résultats sont obtenus sur des poils foncés, épais et riches en mélanine ; les poils blancs, blonds ou roux, pauvres en pigment, ne répondent pas au traitement laser. Une consultation médicale préalable évalue le phototype, le type de poil et les éventuelles contre-indications, et recherche notamment un bronzage récent, une grossesse ou la prise de médicaments photosensibilisants.

  • Résultats

Le traitement permet une réduction pilaire durable, de l'ordre de plusieurs séances espacées de quelques semaines pour un protocole complet, le nombre variant selon la zone, le type de poil, l'âge et le phototype. Des séances d'entretien peuvent être nécessaires par la suite. La réduction est significative et durable, sans qu'une disparition définitive et totale de tous les poils puisse être garantie.

  • Suites

Les suites sont simples et n'imposent pas d'éviction sociale. Une rougeur et un léger œdème autour des poils peuvent apparaître dans les heures suivant la séance et régressent rapidement. Il est recommandé d'éviter, dans les jours qui suivent, l'exposition au soleil, les sources de chaleur (sauna, hammam) et les frottements, et d'appliquer une protection solaire sur les zones traitées. L'exposition solaire et le bronzage sont par ailleurs déconseillés avant chaque séance, car ils augmentent le risque de brûlure et de troubles pigmentaires. Toute réaction inhabituelle (cloque, douleur persistante) doit être signalée à l'équipe médicale.

Peelings

  • Objectifs

Le peeling vise à améliorer la qualité de la peau en accélérant son renouvellement cellulaire. Selon sa profondeur, il ravive l'éclat du teint, lisse le grain de peau, atténue les taches pigmentaires, les ridules ou certaines cicatrices d'acné. C'est l'un des traitements les plus anciens et les plus documentés de la médecine esthétique.

  • Principe

Le peeling consiste à appliquer sur la peau une solution active qui élimine de façon contrôlée les couches superficielles de l'épiderme, voire du derme. Ce micro-stress maîtrisé déclenche une régénération : la peau produit de nouvelles cellules, plus régulières, et stimule sa production de collagène. On distingue trois profondeurs, selon l'agent utilisé et la concentration.

Le peeling superficiel, à base d'acides doux (acide glycolique, salicylique, mandélique), agit sur la couche cornée et ravive l'éclat sans éviction sociale.

Le peeling moyen, à base d'acide trichloracétique (TCA), pénètre l'épiderme et le derme superficiel pour traiter taches, ridules et cicatrices.

Le peeling profond, au phénol, atteint le derme plus en profondeur ; réservé à des indications précises et à un encadrement médical strict, il agit sur les rides marquées et le relâchement.

  • Indications

Les indications dépendent de la profondeur : teint terne et manque d'éclat, irrégularités du grain de peau, pores dilatés, taches pigmentaires (lentigos, mélasma), photovieillissement, ridules et cicatrices d'acné. Le choix du peeling est défini lors d'une consultation médicale, après analyse de la peau et du phototype. Les peelings moyens et profonds, qui entraînent une atteinte du derme, constituent un acte médical et ne peuvent être réalisés que par un médecin.

  • Résultats

Les résultats dépendent directement de la profondeur d'action. Un peeling superficiel a un effet progressif, optimisé par la répétition des séances, avec des suites légères. Les peelings moyens donnent des résultats plus marqués et durables sur les taches et le photovieillissement. Le résultat s'apprécie à distance, une fois la peau régénérée, et se prolonge d'autant plus que la protection solaire et l'hygiène de vie sont respectées.

  • Suites

Les suites sont proportionnelles à la profondeur du peeling et doivent être anticipées. Après un peeling superficiel, la peau est rosée puis légèrement desquamante pendant quelques jours, sans réelle éviction sociale.

Un peeling moyen entraîne des rougeurs, un gonflement possible et une desquamation plus franche sur une à deux semaines, imposant souvent quelques jours de repos social.

Le peeling profond au phénol s'accompagne de suites plus lourdes et prolongées. Dans tous les cas, deux règles sont impératives : ne pas exposer la peau au soleil tant qu'elle est fragilisée et appliquer une protection solaire élevée, afin de prévenir les troubles pigmentaires. Une préparation cutanée préalable est par ailleurs souvent prescrite pour sécuriser le geste et optimiser le résultat.

Fils tenseurs permanents

  • Objectif

Les fils tenseurs permanents visent à corriger le relâchement du visage et du cou en repositionnant les tissus qui se sont affaissés avec le temps, afin d'obtenir un effet liftant sans chirurgie ni cicatrice. Ils s'adressent aux relâchements débutants à modérés et permettent de redessiner l'ovale du visage, d'atténuer les bajoues et les sillons, tout en préservant le naturel de l'expression. Ils ne remplacent pas un lifting chirurgical lorsque le relâchement est prononcé, mais en constituent une alternative plus légère, ou un moyen d'en entretenir le résultat.

  • Principe

La technique consiste à insérer sous la peau, à l'aide d'une fine aiguille non tranchante, des fils munis de petits crans qui s'accrochent aux tissus relâchés pour les remettre en tension et repositionner les volumes ayant « glissé ». À la Clinique de l'Océan, les fils utilisés sont des fils non résorbables, composés de polyester et de crans en silicone souple, des matériaux employés de longue date en médecine, fabriqués en France et bénéficiant d'un marquage CE. Contrairement aux fils résorbables, qui disparaissent en quelques mois, ces fils permanents offrent un soutien structurel durable : ils ne s'allongent pas et ne perdent pas leur accroche au fil du temps. La pose est réalisée sous anesthésie locale, en une à deux heures selon le nombre de fils.

  • Indications

Les fils tenseurs permanents sont indiqués dans les relâchements légers à modérés du bas du visage, des pommettes, de l'ovale et du cou : atténuation des sillons nasogéniens et du pli d'amertume, redéfinition de la ligne mandibulaire, correction du double menton et des cordes platysmales.

Ils conviennent aux patients souhaitant une alternative à la chirurgie, présentant une contre-indication à celle-ci, ou souhaitant prolonger le résultat d'un lifting. Ils ne sont pas adaptés à un relâchement important ou à un excès cutané marqué, qui relèvent de la chirurgie. L'indication est posée lors d'une consultation médicale préalable avec notre équipe de chirurgiens plasticiens, qui évalue les volumes, la qualité de la peau et les attentes du patient.

  • Résultats

Un effet liftant est visible dès la pose, les tissus étant immédiatement repositionnés.

Le résultat, d'aspect naturel, se maintient généralement entre trois et cinq ans, voire davantage selon les patients, la qualité de la peau et le mode de vie.

Les fils étant permanents, il n'est pas nécessaire de les retendre ; une nouvelle pose peut néanmoins être proposée à distance pour renforcer le maintien. La technique est par ailleurs réversible : les fils peuvent être retirés si le patient le souhaite, même après plusieurs années.

  • Suites opératoires

Les suites demandent le respect de quelques précautions. Dans les premiers jours, un œdème et un gonflement des pommettes et des tempes, liés à l'anesthésie et à la réaction des tissus, sont fréquents et régressent progressivement ; de petites irrégularités de surface peuvent apparaître au niveau de la zone tendue et s'estompent en quelques semaines.

Un repli social de trois à huit jours est généralement à prévoir. Une gêne ou une douleur modérée peut être soulagée par du paracétamol.

Il est recommandé, durant les premiers jours, de respecter une bonne hygiène, d'éviter tout massage du visage, du cou et du cuir chevelu, ainsi que les efforts importants et les mouvements amples du visage. Une consultation de contrôle est programmée après la pose.

Enfin, comme pour tout implant, des complications rares doivent être connues : un risque d'infection locale, pouvant imposer le retrait temporaire d'un fil, ou, exceptionnellement, la visibilité d'un fil ou une douleur persistante, dont la prise en charge est possible sous anesthésie locale. Toute rougeur qui s'étend, tout écoulement ou douleur inhabituelle doit conduire à contacter l'équipe médicale.

Cryolipolyse

  • Objectifs

La cryolipolyse vise à réduire des amas graisseux localisés, résistants à l'alimentation équilibrée et à l'activité physique, sans chirurgie ni éviction sociale. Il s'agit d'une technique de remodelage de la silhouette, et non d'une méthode d'amaigrissement : elle ne remplace ni un régime, ni une activité physique, ni la liposuccion pour les volumes importants.

  • Principe

La cryolipolyse repose sur la sensibilité particulière des cellules graisseuses (adipocytes) au froid. En exposant la zone à une température négative contrôlée pendant un temps défini, on provoque la cristallisation puis la mort programmée (apoptose) des adipocytes, sans léser la peau, les muscles ou les nerfs environnants, moins vulnérables au froid. Les cellules détruites sont ensuite progressivement éliminées par les voies naturelles de l'organisme, via le système lymphatique, sur plusieurs semaines. Le geste est réalisé au moyen d'un applicateur qui aspire le bourrelet à traiter ; les appareils modernes régulent automatiquement le refroidissement pour préserver la peau.

  • Indications

La cryolipolyse s'adresse à des personnes de poids stable présentant des amas graisseux localisés et bien délimités (ventre, flancs, poignées d'amour, dos, cuisses, sous-menton), pinçables entre les doigts. Elle n'est pas indiquée en cas de surpoids important ou d'obésité, qui relèvent d'une prise en charge globale. Certaines situations la contre-indiquent, notamment les pathologies liées au froid (cryoglobulinémie, urticaire au froid, maladie de Raynaud) ; elles sont recherchées lors d'une consultation médicale préalable, qui évalue l'éligibilité et l'indication.

  • Résultats

Les résultats sont progressifs : une réduction de l'épaisseur du pli graisseux devient perceptible au bout de quelques semaines et s'apprécie pleinement vers deux à trois mois, le temps que l'organisme élimine les cellules détruites. Une à plusieurs séances peuvent être nécessaires selon la zone et le volume. Les adipocytes détruits ne se régénèrent pas, mais le résultat suppose une stabilité pondérale : une prise de poids peut regonfler les cellules restantes.

  • Suites

La cryolipolyse ne nécessite aucune éviction sociale : la reprise des activités est immédiate. Pendant la séance, une sensation de froid intense, de succion et parfois d'engourdissement est habituelle, puis s'atténue. Dans les heures et les jours qui suivent, la zone traitée peut présenter une rougeur, un gonflement, des ecchymoses et une sensibilité ou des fourmillements transitoires, qui régressent spontanément en quelques jours à quelques semaines. Une complication rare, l'hyperplasie adipeuse paradoxale, une augmentation du volume graisseux dans la zone traitée survenant quelques mois après, a été décrite ; elle est exceptionnelle et fait l'objet d'une information lors de la consultation.

Laser CO2 fractionné

  • Objectifs

Le laser CO2 fractionné vise à relisser la peau et à améliorer sa qualité en profondeur, en traitant les signes du vieillissement cutané, certaines cicatrices et irrégularités de surface. Il permet un rajeunissement visible avec un effet à la fois de relissage et de raffermissement, tout en limitant les suites par rapport aux anciens lasers ablatifs de resurfaçage complet.

  • Principe

Le laser CO2 est un laser ablatif : il vaporise de façon contrôlée les couches superficielles de la peau. Sa technologie fractionnée consiste à diviser le faisceau en une multitude de micro-impacts, créant des micro-puits espacés qui ne traitent qu'une partie de la surface et laissent entre eux des îlots de peau saine. Ce réservoir de peau intacte accélère la cicatrisation et allège les suites. L'action est double : en surface, un relissage de l'épiderme qui affine le grain de peau et ravive le teint ; en profondeur, la chaleur délivrée dans le derme stimule la production de collagène et d'élastine, d'où un effet tenseur progressif.

  • Indications

Les indications comprennent le vieillissement cutané (rides fines et plus marquées, notamment du pourtour de la bouche), le relâchement modéré, les cicatrices (dont les cicatrices d'acné), les pores dilatés, le teint terne, certaines taches pigmentaires et les vergetures.

Le traitement peut concerner le visage, le cou, le décolleté et le dos des mains.

L'indication est posée en consultation médicale en évaluant notamment le phototype : le laser CO2 est déconseillé sur les peaux mates à foncées, en raison d'un risque accru de troubles pigmentaires. Il est par ailleurs contre-indiqué en cas de photosensibilité, de prise récente d'isotrétinoïne, d'antécédent de cicatrisation anormale ou pendant la grossesse.

  • Résultats

Les résultats s'installent progressivement : une première amélioration est visible après quelques semaines, puis le remodelage se poursuit sur plusieurs mois à mesure que le collagène se réorganise. Selon l'indication et l'intensité, une seule séance peut suffire pour les cas les plus marqués, ou plusieurs séances espacées peuvent être proposées. Le résultat s'entretient d'autant mieux que la protection solaire et l'hygiène de vie sont respectées.

  • Suites

Le laser CO2 fractionné comporte une réelle éviction sociale, à anticiper. Après la séance, la peau est rouge, chaude et gonflée, avec une sensation de brûlure superficielle durant quelques heures à quelques jours, puis de fines croûtelles se forment et desquament au fil de la cicatrisation. Des rougeurs résiduelles peuvent persister plusieurs semaines, voire davantage sur les peaux fines ou selon le phototype.

Des soins locaux quotidiens (crème cicatrisante puis réparatrice, hydratation soutenue) sont prescrits pour accompagner la cicatrisation. Une protection solaire stricte et l'absence d'exposition au soleil sont impératives pendant plusieurs semaines afin de prévenir toute hyperpigmentation. Une prévention de la poussée d'herpès peut être prescrite chez les personnes concernées.

Toute évolution inhabituelle (douleur, suintement, signe d'infection) doit être signalée sans délai à l'équipe médicale.

Chirurgie cutanée • Correction des cicatrices

  • La cicatrisation

Une cicatrice est la partie visible résiduelle d’une lésion du derme après que le tissu se soit réparé, suite à une incision au cours d’une opération ou après une blessure.

La cicatrisation fait partie intégrante du processus de guérison.

Le tissu cicatriciel n’est pas identique au tissu qu’il remplace et est habituellement de qualité fonctionnelle inférieure. Par exemple, les cicatrices cutanées sont plus sensibles au rayonnement ultraviolet, les glandes sudoripares et les follicules pileux ne se développent pas sous la cicatrice.

Dès qu’une incision traverse le derme c’est-à-dire la partie profonde de la peau, et quelle que soit la qualité du chirurgien et des soins par lui prodigués, le geste chirurgical laissera derrière lui une cicatrice qui, certes, ira en s’atténuant, devenant plus ou moins discrète, mais jamais totalement invisible.

  • Évolution de la cicatrice

Dans la plupart des cas, ne peuvent être traitées que les cicatrices stabilisées, au terme de leur évolution naturelle (6 mois à 2 ans). En effet la cicatrisation va se faire principalement en trois phases.

  • Première phase : La première phase débute quelques jours après l’intervention; la cicatrice est généralement belle et fine.
  • Deuxième phase : Ensuite, au cours des 1 à 2 mois post-opératoires, elle devient plus rouge, dure, boursouflée et des démangeaisons sont fréquentes. Ce stade dure en moyenne 3 à 6 mois.
  • Dernière phase : La cicatrice rentre ensuite dans sa dernière phase où elle commence à blanchir et à s’assouplir. De la même façon, les démangeaisons disparaissent. Au terme de ce processus plus ou moins long et imprévisible, la cicatrice est indélébile, blanche, souple et insensible.

Nous mettons tout en oeuvre pour vous accompagner au mieux tout au long de votre parcours de soin.

À savoir avant et après votre intervention

La préparation à une intervention et le respect des soins post-opératoires jouent un rôle important dans le bon déroulement de la chirurgie et de la cicatrisation.

Votre chirurgien vous transmettra des recommandations adaptées à votre intervention et à votre situation.

Tabac et chirurgie plastique

Le tabagisme augmente le risque de complications après une intervention de chirurgie plastique. Il diminue notamment l’oxygénation des tissus et peut favoriser les infections, les retards de cicatrisation ou encore certaines nécroses cutanées. Ces risques concernent notamment les interventions avec décollement des tissus, la chirurgie mammaire, l’abdominoplastie, le lifting, la pose d’implants ou encore la greffe de tissu adipeux.

Un arrêt complet du tabac au moins un mois avant l’intervention est recommandé et doit être poursuivi pendant la période de cicatrisation. La cigarette électronique est considérée de la même manière.

Voir la fiche d’information

Pansements et soins post-opératoires

Après l’intervention, les soins apportés à la zone opérée sont essentiels pour favoriser une cicatrisation optimale. Les consignes peuvent varier selon le type de chirurgie réalisée et la méthode de suture utilisée.

Votre chirurgien vous indiquera précisément les soins à effectuer pendant les premiers jours, ainsi que les modalités concernant les pansements et la reprise des activités quotidiennes, notamment les douches et les bains.

En cas de doute ou de question après votre intervention, les recommandations données par votre chirurgien restent toujours prioritaires.

Voir la fiche d’information

En cas d’interrogations ou d’inquiétudes
n’hésitez pas à contacter notre secrétariat : 02 98 95 29 12
du lundi au vendredi de 9h à 12h et de 14h à 19h.