Chirurgie esthétique

Le sein

Le sein est un organe qui subit des modifications significatives et parfois brutales aux différentes étapes de la vie, que ce soit pendant l'adolescence, la grossesse, l'allaitement, ou la ménopause. Il peut également être sujet à des pathologies tumorales ou des malformations.

La chirurgie mammaire aura pour but de remodeler la forme du sein et restaurer l’intégrité de cet organe dans le but d’améliorer le bien être des patientes.

L’architecture du sein est modelée par 3 paramètres :

  • l'enveloppe cutanée qui recouvre le sein.
  • les glandes mammaires et de tissu graisseux.
  • les ligaments suspenseurs

 

Chacun de ces éléments joue un rôle déterminant pour définir la forme et le volume du sein.

Les réalisations

Augmentation mammaire

L’augmentation mammaire comprend :

Implants/prothèses mammaire

Protheses mammaires et hypoplasie des seins ou plastie d'augmentation mammaire par protheses.

L’hypoplasie mammaire est définie par un volume de seins insuffisamment développés par rapport à la morphologie de la patiente. Elle peut être la conséquence d’un développement insuffisant de la glande à la puberté, ou apparaître secondairement par perte du volume glandulaire (grossesse, amaigrissement, perturbations hormonales…).

Le manque de volume peut aussi être associé à une ptôse (poitrine « tombante » avec affaissement de la glande, distension de la peau et aréoles trop basses).

  • Objectif

Véritable complexe. C’est pourquoi, l’intervention se propose d’accroître le volume d’une poitrine jugée trop petite grâce à l’implantation de prothèses.

  • Les implants mammaires

Les implants mammaires actuellement utilisés sont composés d’une enveloppe et d’un produit de remplissage.

L’enveloppe est dans tous les cas constituée d’un élastomère de silicone. Cette membrane peut être lisse ou micro-texturée (comme du verre dépoli). Les enveloppes texturées (rugueuses) sont aujourd’hui abandonnées car elles pourraient parfois entraîner une certaine inflammation.

Le contenu est le produit de remplissage qui se trouve dans l’enveloppe sous forme de gel.

  • Choix de la technique

En fonction de ce contexte anatomique, des préférences et habitudes du chirurgien, et des désirs exprimés par la patiente, une stratégie opératoire aura été convenue.

Seront ainsi prédéterminés l’emplacement des cicatrices, le type et la taille des implants ainsi que leur positionnement par rapport au muscle.

Lipofilling réinjection de graisse

Transfert graisseux dans les cas d'augmentation mammaire à visée esthétique.

L’hypoplasie mammaire est définie par des seins de volume insuffisamment développé par rapport à la morphologie de la patiente. Elle peut exister d’emblée (seins petits depuis la puberté) ou peut apparaître secondairement une hypotrophie, à la suite d’un amaigrissement important ou d’une grossesse.

L’hypotrophie peut être isolée ou associée à une ptose (c’est-à-dire un affaissement du sein).

  • Principe

Le traitement des hypoplasies mammaires consiste le plus souvent à corriger le volume jugé insuffisant des seins par la mise en place d’implants (prothèses) derrière la glande mammaire, ou derrière le muscle grand pectoral.

Ce geste peut être associé dans certains cas à un redrapage cutané (cure de ptôse).

  • Transfert de graisse

Dans certains cas, il est maintenant possible d’augmenter ou de restaurer le volume du sein par transfert de graisse.

Elle est dérivée de la technique des transferts graisseux au niveau de la face, qui est aussi appelée lipostructure ou lipofilling ou lipomodelage.

  • Choix de la technique

À la suite de l’expérience acquise en chirurgie reconstructrice du sein, la technique s’est progressivement codifiée et améliorée, pour devenir une technique à part entière.

  • Indications
  • L’augmentation des seins par implants convient aux patientes qui souhaitent une augmentation importante du volume de leur sein et désirent une transformation radicale de leurs seins.
  • Le lipomodelage esthétique des seins ne permet lui qu’une augmentation modérée et convient mieux aux patientes qui veulent retrouver un « état antérieur » (après amaigrissement, grossesse, allaitement) et/ou désirent une solution plus « naturelle », sans corps étranger prothétique.

De plus, cette technique n’est possible que si la patiente présente un site donneur de graisse suffisant.

Réduction mammaire

Chirurgie de l'hypertrophie mammaire ou plastie mammaire de reduction pour hypertrophie.

L’hypertrophie mammaire est définie par un volume des seins trop important, notamment par rapport à la morphologie de la patiente. Cet excès de volume est en général associé à un affaissement des seins (ptose mammaire) et parfois à un certain degré d’asymétrie.

  • Retentissement

L’hypertrophie mammaire implique presque toujours un retentissement physique et fonctionnel (douleurs du cou, des épaules et du dos, gêne pour la pratique des sports, difficultés vestimentaires). Il existe aussi fréquemment un retentissement psychologique notable.

Ces altérations physiques parfois majeures, ainsi que la souffrance psychique induite, confèrent une finalité thérapeutique à cet acte chirurgical réparateur.

Si elles existent, les conditions de prise en charge par l’Assurance Maladie vous seront précisées par votre chirurgien.

  • Objectif

L’intervention chirurgicale a pour but la réduction du volume des seins, la correction de la ptose et d’une éventuelle asymétrie, afin d’obtenir deux seins harmonieux en eux-mêmes et par rapport à la morphologie de la patiente (deux seins réduits, ascensionnés, symétrisés et remodelés).

  • Principe de l’intervention

L’intervention réalise l’ablation du tissu mammaire en excès. On conserve un volume en harmonie avec la silhouette de la patiente et conforme à ses désirs. Ce volume mammaire résiduel est ascensionné, concentré et remodelé.

Il faut ensuite adapter l’enveloppe cutanée, ce qui impose de retirer la peau en excès de manière à assurer une bonne tenue et un bon galbe aux nouveaux seins. Les berges de la peau ainsi découpées sont alors suturées: ces sutures sont à l’origine des cicatrices.

  • Cicatrices

Souvent ces cicatrices ont la forme d’un T inversé avec trois composantes : péri-aréolaire au pourtour de l’aréole entre la peau brune et la peau blanche, verticale, entre le pôle inférieur de l’aréole et le sillon sous-mammaire, horizontale, dissimulée dans le sillon sous-mammaire.

Correction / reconstruction

Changement d’implants mammaires

L’augmentation mammaire ou la reconstruction mammaire par prothèses est une chirurgie fréquente, réalisée en France depuis plus de 50 ans.

Si certaines patientes conservent leurs implants plusieurs décennies sans modifications majeures, il ne faut pas considérer la mise en place de prothèses mammaires comme quelque chose de définitif « à vie ». Toute patiente porteuse d’implants doit s’attendre à devoir un jour les remplacer avant une potentielle porosité, voire une rupture. Il est difficile d’estimer précisément la « durée de vie » d’un implant laquelle dépend de phénomènes d’usure variables. Les implants de dernière génération progressent en termes de résistance et de fiabilité.

  • Suivi des implants

Les implants sont des corps étrangers qui peuvent conduire à la formation d’une coque (réaction à corps étranger excessive). Les implants peuvent être très bien tolérés pendant de nombreuses années, mais dans un objectif de prévention, la recommandation est de les surveiller régulièrement. Le suivi est clinique avec un examen réalisé par le chirurgien, associé éventuellement à une échographie ou une IRM.

  • Indications

Les motifs conduisant à un changement d’implant mammaire sont très variés : ancienneté des implants, contracture de la capsule péri-prothétique formée par l’organisme en réaction au corps étranger qu’est l’implant (« coque »), souhait d’un accroissement ou diminution du volume prothétique, changement de loge de l’implant (rétro/pré-pectorale).

  • Accompagnement

Certaines patientes ne souhaitent parfois pas de repose d’un implant, estimant qu’une repose accentuera les risques d’une réintervention. Quelles que soient vos questions, votre chirurgien plasticien pourra vous répondre pour vous permettre d’appréhender parfaitement le rapport entre les risques et les bénéfices d’une réimplantation. À la fin de cette fiche sont introduits les actes qui peuvent être proposés par votre chirurgien pour prendre en charge la distension cutanée consécutive à une réduction éventuelle du volume des implants.

Mamelon invaginé ou ombiliqué

La projection mamelonnaire est en moyenne de 3 à 7 mm. Ce relief mamelonnaire peut être peu marqué, inexistant voire ombiliqué. On parle alors de mamelon invaginé.

Ces altérations physiques parfois majeures, ainsi que la souffrance psychique induite, confèrent une finalité thérapeutique à cet acte chirurgical réparateur.

  • Objectif

L’intervention chirurgicale a pour but de reconstituer un relief central au mamelon. L’objectif est purement morphologique mais en aucun cas fonctionnel dans le but d’allaiter.

  • Principe de l’intervention

L’invagination du mamelon résulte d’une brièveté des canaux galactophoriques et des cloisons fibreuses interlobulaires.

L’intervention sectionne ces canaux en profondeur sous le mamelon pour permettre son émergence.

La voie d’abord est limitée à l’intérieur ou en périphérie du mamelon.

Une suture profonde diminue l’espace mort et l’effet de cicatrisation en rétraction, source de récidive.

Certains associent des pansements assurant une traction sur le mamelon pendant quelques jours.

  • Résultat

Il existe plusieurs types de techniques chirurgicales pour traiter une invagination du mamelon et votre chirurgien choisira celle qu’il juge la plus appropriée : dans tous les cas, cette intervention laisse une rançon cicatricielle minime.

La projection finale du mamelon s’apprécie à environ 1 an avec la stabilisation des phénomènes rétractiles.

Il faut bien comprendre que la cure de l’invagination ne peut faire sortir que le mamelon qui existe : ainsi, un mamelon court invaginé donnera après intervention un mamelon court « désinvaginé ».

Lifting / cure de ptose mammaire / mastopexie

Chirurgie de la ptose mammaire ou plastie mammaire pour ptose.

La ptose mammaire est définie par un affaissement du sein et une distension de la peau qui l’enveloppe. Le sein est en position trop basse et de plus fréquemment «déshabité» dans sa partie supérieure.

La ptose peut exister d’emblée mais survient le plus souvent après un amaigrissement important ou au décours d’une grossesse avec allaitement. Elle peut être isolée : on parle alors de ptose pure. Elle peut aussi être associée à un certain degré d’hypertrophie mammaire qui pourra être réduite à la demande.

On peut à l’inverse observer une ptose mammaire dans le contexte d’un sein trop petit (hypoplasie ou hypotrophie mammaires) qui pourra alors éventuellement être compensée par l’ajout d’une prothèse mammaire ou un transfert graisseux.

Ces défauts esthétiques ne justifient pas une prise en charge par l’Assurance-Maladie.

  • Objectif

L’intervention chirurgicale a pour but de replacer l’aréole et le mamelon en bonne position, de reconcentrer et d’ascensionner la glande et de retirer la peau excédentaire afin d’obtenir deux seins harmonieux, joliment galbés et ascensionnés.

  • Principe de l’intervention

L’opération consiste à remodeler le sein en agissant sur l’enveloppe cutanée et sur le tissu glandulaire. La glande est concentrée et placée en bonne position.

Il faut ensuite adapter l’enveloppe cutanée, ce qui impose de retirer la peau en excès de manière à assurer une bonne tenue et une belle forme au nouveau sein.

Ces gestes permettent de replacer l’aréole et le mamelon qui étaient trop bas situés.

  • Cicatrices

Les berges de la peau qui ont été découpées sont suturées en fin d’intervention: ces sutures sont à l’origine des cicatrices.

Gynécomastie (glande mammaire chez l’homme)

Une gynécomastie est définie par une augmentation du volume de la glande mammaire chez l’homme. Elle correspond à une hyperplasie uni- ou bilatérale. Généralement elle est idiopathique, c’est à dire qu’il n’existe aucune cause à sa survenue; cependant, dans certains cas elle peut être en rapport avec une production hormonale anormale, ou liée à la prise de certains médicaments.

  • Bilan

Un bilan est nécessaire afin d’éliminer une cause éventuelle. Ce bilan aura pour but de doser les différentes hormones connues, de rechercher une tumeur testiculaire ou hypophysaire. Une mammographie ou une échographie peut être demandée afin d’analyser la densité de la glande, ou d’éliminer un cancer du sein chez l’homme plus âgé, notamment en cas de forme unilatérale.

Si une cause est retrouvée, elle devra faire l’objet d’un traitement spécifique.

  • Objectif

Le but de la chirurgie correctrice est de rétablir au mieux l’anatomie normale avec pour principes de :

  • réduire le volume mammaire par exérèse chirurgicale directe (mastectomie sous-cutanée) pour les formes glandulaires, ou par lipoaspiration pour les formes graisseuses.
  • diminuer l’excédent cutané : généralement, la diminution du volume glandulaire va permettre la rétraction cutanée.
  • Principe de l’intervention

Dans certains cas, lorsque l’excédent cutané est trop important, le chirurgien peut être amené à le réduire, mais au prix de cicatrices sur la peau. Cette plastie de réduction cutanée peut être réalisée dès la première intervention ou secondairement.

Transfert de graisse autologue

Transfert de graisse autologue ou lipostructure ou lipofilling.

Dès que les premières lipoaspirations ont été réalisées, les Chirurgiens Plasticiens ont eu l’idée de réutiliser la graisse ainsi extraite pour la réinjecter en un autre endroit du corps, dans un but de comblement.

Le principe est de réaliser une véritable auto-greffe de cellules graisseuses par réinjection de la graisse prélevée sur le patient lui-même.

Cette intervention est désormais largement utilisée et la France reste pionnière, tant dans le domaine de la recherche qu’en pratique clinique.

  • Indications

Cette intervention présente de nombreuses indications malformatives, post-traumatiques, iatrogéniques (séquelles d’interventions ou de traitements) mais aussi à visée anti-âge ou esthétiques.

Les indications d’ordre esthétique sont :

  • Le comblement et l’atténuation de certaines rides ou sillons, notamment au niveau du visage,
  • La restauration des volumes et des formes dans le cadre du vieillissement, d’une disgrâce ou après un amaigrissement pouvant concerner le visage, les mains, ou la sphère intime,
  • L’amélioration de la qualité de la peau au niveau de zones endommagées par la photo-exposition ou le vieillissement : visage, cernes, rides du « code barre » ou des joues, du décolleté, mains, face interne des bras…
  • Objectif

On apporte ainsi du volume et/ou une amélioration de :

  • La ré-harmonisation globale du visage dans le cadre d’un lifting cervico-facial avec une restauration des volumes (joues, tempes, lèvres, menton, cerne….) et une amélioration de la qualité cutanée.
  • L’amélioration de l’esthétique des mains, pour corriger l’aspect apparent des veines ou émacié des mains.
  • La correction d’irrégularités secondaires à une lipoaspiration.
  • L’alopécie andro-génétique.
  • L’augmentation mammaire (page dédiée).
  • Le remodelage de la silhouette (flancs, fesses, seins, mollets…).
  • L’augmentation des parties génitales.

Nous mettons tout en oeuvre pour vous accompagner au mieux tout au long de votre parcours de soin.

À savoir avant et après votre intervention

La préparation à une intervention et le respect des soins post-opératoires jouent un rôle important dans le bon déroulement de la chirurgie et de la cicatrisation.

Votre chirurgien vous transmettra des recommandations adaptées à votre intervention et à votre situation.

Tabac et chirurgie plastique

Le tabagisme augmente le risque de complications après une intervention de chirurgie plastique. Il diminue notamment l’oxygénation des tissus et peut favoriser les infections, les retards de cicatrisation ou encore certaines nécroses cutanées. Ces risques concernent notamment les interventions avec décollement des tissus, la chirurgie mammaire, l’abdominoplastie, le lifting, la pose d’implants ou encore la greffe de tissu adipeux.

Un arrêt complet du tabac au moins un mois avant l’intervention est recommandé et doit être poursuivi pendant la période de cicatrisation. La cigarette électronique est considérée de la même manière.

Voir la fiche d’information

Pansements et soins post-opératoires

Après l’intervention, les soins apportés à la zone opérée sont essentiels pour favoriser une cicatrisation optimale. Les consignes peuvent varier selon le type de chirurgie réalisée et la méthode de suture utilisée.

Votre chirurgien vous indiquera précisément les soins à effectuer pendant les premiers jours, ainsi que les modalités concernant les pansements et la reprise des activités quotidiennes, notamment les douches et les bains.

En cas de doute ou de question après votre intervention, les recommandations données par votre chirurgien restent toujours prioritaires.

Voir la fiche d’information

En cas d’interrogations ou d’inquiétudes
n’hésitez pas à contacter notre secrétariat : 02 98 95 29 12
du lundi au vendredi de 9h à 12h et de 14h à 19h.